Actualités

Une exemption des taxes carbone européennes pourrait préserver le coût des vols et des ferries vers les Canaries jusqu'en 2035

La Commission européenne a proposé de prolonger jusqu'en 2035 l'exemption du SEQE pour les régions ultrapériphériques des Canaries, une mesure qui pourrait contribuer à protéger la future connectivité aérienne et maritime avec l'Espagne continentale.
2026-06-24

La Commission européenne a proposé de prolonger jusqu'à fin 2035 l'exemption des taxes carbone de l'UE sur le transport aérien et maritime dont bénéficient les Canaries en tant que région ultrapériphérique. Une décision saluée par le gouvernement des Canaries comme une avancée majeure pour préserver la future connectivité aérienne et maritime avec l'Espagne continentale.

Cette mesure ne change rien dans l'immédiat aux règles de vacances, aux procédures aéroportuaires ou au fonctionnement des ferries. Les voyageurs prévoyant un séjour à Tenerife, Grande Canarie, Lanzarote, Fuerteventura, La Palma, La Gomera ou El Hierro n'ont pas besoin de modifier leurs plans. Les vols sont maintenus selon les horaires prévus, les ferries continuent de naviguer, et cette annonce ne s'accompagne d'aucune nouvelle taxe de séjour, d'aucun formulaire d'entrée, d'aucune redevance passager ni d'exigence de réservation supplémentaire.

Cette décision est toutefois cruciale car toute l'économie touristique des Canaries repose sur des liaisons aériennes et maritimes abordables et fiables. L'archipel est situé loin de l'Europe continentale et ne peut remplacer la majeure partie de ses voyages longue distance par le train ou la route. Une politique modifiant le coût des voyages en avion ou en bateau vers les îles peut finir par impacter la capacité des compagnies aériennes, la tarification des ferries, la compétitivité des voyages organisés, l'offre de soleil en hiver, les liaisons inter-îles ainsi que la confiance des acteurs du tourisme qui planifient plusieurs saisons à l'avance.

L'annonce du 17 juillet marque un passage de l'inquiétude au soulagement. Jusqu'à présent, l'exemption en question n'était garantie que jusqu'en 2030. Les Canaries, aux côtés d'autres régions ultrapériphériques de l'UE, faisaient pression sur Bruxelles pour faire reconnaître que la politique climatique nécessite un cadre particulier pour les territoires où les avions et les navires constituent des infrastructures essentielles plutôt qu'un simple confort optionnel. La nouvelle proposition de la Commission maintiendrait l'exemption en place jusqu'au 31 décembre 2035, bien qu'elle doive encore suivre le processus législatif de l'UE.

Ce que propose Bruxelles

Cette proposition s'inscrit dans le cadre de la révision par la Commission européenne des mesures liées à la stratégie de neutralité climatique de l'UE. Selon les termes proposés, les émissions des vols reliant un aéroport d'une région ultrapériphérique de l'UE à un autre aéroport du même État membre resteraient exemptées des taxes du système d'échange de quotas d'émission (SEQE) jusqu'à la fin de 2035. Cela inclurait les liaisons entre les îles Canaries et les aéroports de l'Espagne continentale, ainsi que les vols entre les aéroports concernés des régions ultrapériphériques relevant du même cadre national.

Le gouvernement des Canaries a également souligné l'importance du volet maritime de la proposition, le transport par mer étant au cœur de la chaîne d'approvisionnement et de la mobilité des passagers des îles. Le message politique du gouvernement régional est simple : la transition climatique doit progresser, mais elle ne doit pas isoler les îles avant que des solutions alternatives pratiques à plus faibles émissions n'existent.

Le président des Canaries, Fernando Clavijo, a qualifié cette prolongation de vitale pour la connectivité de l'archipel. Le gouvernement régional avait demandé que l'exemption pour les régions ultrapériphériques soit maintenue sans limite de temps, ce que la Commission n'a pas proposé. Malgré tout, étendre le cadre de 2030 à 2035 offre aux compagnies aériennes, aux opérateurs de ferries, aux offices de tourisme, aux hôtels, aux voyagistes et aux résidents un horizon de planification plus large.

Cette proposition n'est pas encore définitive. Elle doit encore être examinée par le Conseil des ministres de l'Environnement de l'UE et par le Parlement européen. Par conséquent, il convient de voir dans cette exemption un signal très positif plutôt qu'une loi pleinement adoptée. Pour le secteur du tourisme, la direction prise est toutefois importante : Bruxelles a accepté le principe selon lequel les Canaries et les autres régions ultrapériphériques ont besoin d'un traitement différencié en raison de leur géographie qui rend la politique des transports particulièrement sensible.

L'essentiel pour les voyageurs

Question Réponse
Cela change-t-il les vacances actuelles aux Canaries ? Non. Il s'agit d'une question future liée aux coûts de transport et à la connectivité, et non d'une restriction de voyage actuelle.
Qu'est-ce qui est prolongé ? Une exención de las tasas de emisión del régimen ETS de la UE para determinados transportes aéreos y marítimos en regiones ultraperiféricas.
Combien de temps durerait cette nouvelle prolongation ? Jusqu'au 31 décembre 2035, si elle est approuvée par le processus de l'UE.
Pourquoi est-ce important pour les visiteurs ? Cela pourrait contribuer à préserver de futures liaisons, des fréquences et des tarifs compétitifs entre les îles Canaries et l'Espagne continentale.
Est-ce une raison pour réserver ou annuler un voyage ? Non. Les voyageurs doivent y voir une information de fond sur la résilience à long terme de la connectivité des Canaries.

Pourquoi l'exemption du SEQE est importante pour les Canaries

Le système d'échange de quotas d'émission de l'UE, généralement appelé SEQE (ou ETS en anglais), est conçu pour tarifer les émissions de gaz à effet de serre et encourager des pratiques moins polluantes. Dans le secteur aérien et maritime, cela peut affecter les coûts d'exploitation des transporteurs. Dans de nombreuses régions continentales, les voyageurs et les utilisateurs du transport de marchandises disposent d'alternatives telles que la route, le rail ou des liaisons maritimes plus courtes. Aux Canaries, les alternatives pratiques sont limitées par la géographie.

C'est le cœur de l'argumentaire des Canaries. L'archipel fait partie de l'Espagne et de l'Union européenne, mais il se situe dans l'Atlantique, au large de la côte nord-ouest de l'Afrique. Son économie, ses services publics, ses liens familiaux, son éducation, ses déplacements médicaux, son tourisme et ses chaînes d'approvisionnement dépendent fortement des avions et des bateaux. Un visiteur peut voir dans son vol le début de ses vacances. Pour les îles, ce vol fait également partie d'un système de transport fondamental qui maintient le territoire connecté au reste du pays et au marché européen au sens large.

Le tourisme rend cette question encore plus visible. Les Canaries constituent l'une des destinations de vacances toute l'année les plus prisées d'Europe, car elles associent un climat hivernal doux, des plages, des stations balnéaires, des séjours urbains, des parcs nationaux, de la randonnée, du vélo, du surf, de la plongée, des croisières, des hôtels familiaux et des infrastructures touristiques matures à un dense réseau aérien. Ce réseau n'est pas seulement une commodité. C'est le socle sur lequel les hôtels, les restaurants, les agences de location de voitures, les prestataires d'excursions, les taxis, les sociétés de transfert, les guides, les marinas, les lieux événementiels et les fournisseurs locaux planifient leur activité.

Si les coûts de transport augmentent de manière disproportionnée, l'effet peut ne pas se faire sentir du jour au lendemain. Les compagnies aériennes ne suppriment généralement pas des lignes en raison d'une seule mesure politique. Elles étudient la demande, les tarifs, les taxes aéroportuaires, la disponibilité des appareils, les coûts d'équipage, le prix du carburant, les contrats avec les voyagistes et les alternatives concurrentielles. Mais les coûts liés au climat entrent dans ce calcul, en particulier sur les liaisons touristiques où une compagnie peut choisir entre de nombreuses destinations. Maintenir l'exemption permet de réduire une pression future potentielle sur les services entre les îles et l'Espagne continentale.

Ce que cela pourrait signifier pour le prix des billets d'avion

Le point le plus important à retenir pour les voyageurs est qu'il ne s'agit pas d'une annonce tarifaire. La proposition de la Commission ne signifie pas que les billets vont immédiatement devenir moins chers, et elle ne garantit pas que les prix resteront bas. Les tarifs aériens évoluent toujours en fonction de la demande, de la saisonnalité, du moment de la réservation, des vacances scolaires, des prix du carburant, des options de bagages, de la concurrence et de la disponibilité des sièges.

Ce que fait l'exemption, c'est contribuer à limiter une augmentation potentielle des coûts sur les lignes concernées. Les débats régionaux antérieurs autour du SEQE avaient mis en garde contre le fait que la suppression de l'exemption pourrait accentuer la pression sur le prix des billets, avec des estimations évoquées dans les débats politiques et médiatiques des Canaries incluant de possibles hausses de quelques euros sur les vols inter-îles et de montants plus élevés sur les liaisons vers l'Espagne continentale. Ces chiffres doivent être interprétés comme des estimations de risques politiques plutôt que comme des modifications de tarifs confirmées, mais ils expliquent pourquoi la question a été prise très au sérieux par le gouvernement régional.

Pour les vacanciers, même de modestes variations de coûts comptent lorsqu'elles se multiplient pour les familles, les bagages, les transferts et l'hébergement. Un couple voyageant de l'Espagne continentale vers Tenerife pourra peut-être absorber une petite hausse plus facilement qu'une famille de quatre personnes voyageant en période de vacances scolaires de pointe. Les résidents voyageant pour des rendez-vous médicaux, des études ou des raisons familiales peuvent ressentir une pression tarifaire répétée de manière encore plus directe. Les entreprises touristiques le ressentent à travers les schémas de demande : si les vols deviennent moins compétitifs, certains visiteurs peuvent écourter leur séjour, choisir une autre destination ou reporter leur réservation.

L'exemption agit donc comme une mesure de stabilisation. Elle n'élimine pas toutes les pressions futures sur les coûts de l'aviation et ne résout pas les défis plus larges liés aux carburants durables, à la capacité aéroportuaires ou à la rentabilité des lignes. Mais elle réduit le risque que les Canaries soient pénalisées d'une manière que ne le sont pas les destinations continentales disposant d'alternatives ferroviaires ou routières.

Pourquoi la connectivité par ferry fait partie de la même histoire

Les visiteurs associent souvent la connectivité des Canaries principalement aux aéroports, mais le transport maritime est tout aussi important pour l'archipel. Les ferries relient les îles, facilitent les excursions d'une journée et les vacances multi-îles, connectent les résidents aux services, transportent des véhicules et acheminent des marchandises essentielles. Les ports soutiennent également le tourisme de croisière, l'activité des marinas et la chaîne logistique plus large qui permet d'approvisionner les hôtels, les restaurants et les magasins.

Pour les voyageurs qui font du « island-hopping » (saut d'île en île), la fiabilité des ferries peut façonner l'ensemble du séjour. Des liaisons telles que Tenerife-La Gomera, Grande Canarie-Fuerteventura, Lanzarote-La Graciosa, Tenerife-La Palma et d'autres services inter-îles aident les visiteurs à combiner des stations balnéaires avec de la randonnée, des séjours ruraux, des visites culturelles et des expériences sur des îles plus petites. Pour les entreprises touristiques situées en dehors des plus grandes zones de villégiature, ces connexions peuvent s'avérer vitales.

La politique sur les émissions maritimes n'est donc pas une question lointaine réservée au secteur du transport maritime. Si les coûts des ferries ou du transport de marchandises augmentent fortement, l'effet peut se répercuter sur le prix des billets, le coût des excursions, les chaînes d'approvisionnement des restaurants, les forfaits inter-îles et la structure des coûts des hébergeurs. La prolongation proposée donne aux Canaries plus de temps pour gérer la transition vers des opérations maritimes plus propres, sans exercer de pression supplémentaire immédiate sur la mobilité et les axes d'approvisionnement.

Pourquoi 2035 est une année clé pour la planification touristique

Le tourisme fonctionne selon de longs cycles. Les compagnies aériennes planifient leurs saisons bien à l'avance. Les voyagistes négocient leurs capacités des mois ou des années à l'avance. Les groupes hôteliers décident de leurs stratégies de rénovation et de recrutement en se basant sur la confiance dans l'accessibilité future. Les spécialistes du marketing des destinations construisent leurs campagnes autour des marchés sources, de la disponibilité des lignes et des créneaux saisonniers. Une prolongation de cinq ans au-delà de 2030 est donc bien plus qu'un simple ajustement technique de date.

Pour les Canaries, l'horizon 2035 crée une fenêtre plus large pour permettre aux secteurs de l'aviation et du maritime de s'adapter. Les flottes d'avions pourraient devenir plus efficaces. La disponibilité de carburants d'aviation durables pourrait s'améliorer. Les ports et les opérateurs de transport maritime pourraient disposer d'un plus grand nombre d'options à faibles émissions. Les autorités publiques pourraient avoir davantage de temps pour aligner les règles climatiques sur les besoins des territoires ultrapériphériques. C'est important car une transition juste nécessite des outils viables, et pas seulement des coûts plus élevés.

Cette prolongation contribue également à préserver la position des îles sur le marché de l'Espagne continentale. Le tourisme national et en provenance de l'Espagne continentale représente une part importante du mix touristique des Canaries, en particulier en dehors des flux classiques de soleil hivernal du nord de l'Europe. Les visiteurs du continent soutiennent les séjours urbains, les voyages en famille, les événements culturels, la gastronomie, les festivals, le tourisme sportif et les voyages liés aux résidents. Les liaisons entre Madrid, Barcelone, Séville, Bilbao, Valence, Malaga et les îles ne sont pas seulement des routes touristiques ; elles font partie d'un réseau national de mobilité.

Les visiteurs internationaux doivent également s'intéresser à cette exemption nationale, car l'Espagne continentale fait souvent office de porte d'entrée. Les voyageurs en provenance des Amériques, de marchés long-courriers ou de villes européennes plus petites peuvent transiter par Madrid ou Barcelone avant de poursuivre vers Tenerife, Grande Canarie, Lanzarote, Fuerteventura ou La Palma. Un réseau continent-îles plus solide améliore la flexibilité de l'ensemble de la destination.

Ce que cela signifie pour Tenerife, Grande Canarie, Lanzarote et Fuerteventura

Les plus grandes îles touristiques devraient bénéficier de la manière la plus visible de la stabilité des coûts de transport. Tenerife s'appuie à la fois sur l'aéroport de Tenerife Sud pour le trafic de loisirs international et sur Tenerife Nord pour l'accès domestique et inter-îles. Grande Canarie associe une forte demande touristique dans le sud à un tourisme urbain, de croisière, de congrès et culturel à Las Palmas de Grande Canarie. Lanzarote et Fuerteventura dépendent fortement des vols de loisirs directs, des clients fidèles et d'un accès facile depuis l'Espagne continentale et le nord de l'Europe.

Ces îles se livrent une concurrence féroce sur un marché saturé. Un voyageur choisissant des vacances au soleil en hiver ou un séjour balnéaire en été peut comparer les Canaries à Madère, au Cap-Vert, au Maroc, aux Baléares, à l'Espagne continentale, à la Grèce, à la Turquie ou au Portugal. Le prix n'est pas le seul facteur, mais il influence les décisions, en particulier pour les familles et les longs séjours. Si les coûts climatiques de l'UE devaient rendre les liaisons vers les Canaries sensiblement moins compétitives que des alternatives comparables hors UE, les compagnies aériennes et les voyagistes en tiendraient compte dans leur planification.

La prolongation proposée contribue à prévenir ce déséquilibre sur des liaisons espagnoles clés. Elle ne supprime pas la concurrence et ne garantit pas davantage de vols. Mais elle soutient les conditions fondamentales qui permettent aux îles de préserver leurs capacités, de maintenir des liaisons diversifiées et de conserver une destination attractive pour les visiteurs qui privilégient un accès direct.

Pourquoi les îles plus petites sont également concernées

La Palma, La Gomera et El Hierro n'attirent peut-être pas le même volume de touristes internationaux que les quatre plus grandes îles, mais elles sont extrêmement sensibles à la question de la connectivité. Leur économie touristique dépend souvent d'une combinaison de vols depuis le continent, de vols inter-îles, de ferries et de portes d'entrée situées sur les îles plus grandes. Un randonneur séjournant à La Gomera, un passionné d'astronomie voyageant à La Palma ou un voyageur adepte du « slow travel » se rendant à El Hierro peut d'abord transiter par Tenerife, Grande Canarie ou le continent.

Pour ces îles, la politique de connectivité détermine si le tourisme peut être réparti de manière plus équilibrée dans l'archipel. Un meilleur accès peut soutenir l'hébergement rural, les restaurants locaux, les guides, les sentiers de randonnée, les centres de plongée, les sites culturels et le tourisme axé sur la nature. Des liaisons plus faibles ou plus onéreuses peuvent donner l'impression que les îles plus petites sont plus difficiles d'accès, en particulier pour les primo-visiteurs ou les voyageurs disposant de vacances limitées.

L'exemption du SEQE est donc liée à l'ambition plus large des Canaries d'aller au-delà de la simple croissance des volumes. Si les transports restent résilients, les îles disposent d'une plus grande marge de manœuvre pour développer un tourisme à plus haute valeur ajoutée, à plus faible impact et mieux réparti. Si la connectivité devient fragile, la demande a tendance à se concentrer là où l'accès est le plus facile, ce qui peut accroître la pression sur des zones touristiques déjà très fréquentées.

Un débat climatique, et non un rejet de la durabilité

Le soutien des Canaries à cette exemption ne doit pas être interprété comme une opposition à l'action climatique. L'archipel fait directement face à des pressions climatiques et environnementales : épisodes de chaleur, risque d'incendie de forêt, gestion du littoral, stress hydrique, déchets, protection de la biodiversité et pression sur les espaces naturels font tous partie du débat sur la gestion du tourisme. Les hôtels, les municipalités, les opérateurs de transport et les organismes de tourisme sont de plus en plus incités à réduire leurs émissions, à gérer leurs ressources avec soin et à apporter une valeur ajoutée accrue aux résidents.

Leur argument porte sur l'équité et le pragmatisme. Appliquer le même mécanisme de tarification à une région continentale et à une région insulaire de l'Atlantique peut produire des effets inégaux si l'île ne dispose d'aucune véritable alternative aux avions et aux bateaux. Une transition climatique juste doit reconnaître cette différence tout en incitant l'aviation, le transport maritime et le tourisme à opter pour des pratiques plus propres.

Concrètement, cela signifie que les exemptions, les périodes de transition et les outils de soutien aux lignes doivent aller de pair avec des investissements dans des carburants plus propres, des flottes plus efficaces, de meilleurs transports en commun, des opérations portuaires plus intelligentes, l'efficacité énergétique des hôtels et un comportement des visiteurs qui réduit la pression sur les plages et les paysages protégés. L'exemption achète du temps ; elle ne doit pas devenir un prétexte à l'inaction.

Ce que les voyageurs doivent faire dès maintenant

Pour les vacances en cours, rien ne change. Les voyageurs doivent vérifier auprès de leur compagnie aérienne ou de leur opérateur de ferry comme d'habitude, se présenter aux aéroports et aux ports en prévoyant une marge de temps raisonnable, et conserver une assurance voyage standard ainsi que leurs documents de réservation. La proposition du 17 juillet ne modifie pas les exigences en matière de passeport, les règles relatives aux bagages, les conditions d'hébergement, les règles de location de voiture, les procédures d'embarquement sur les ferries ou la sécurité aéroportuaire.

Pour les voyages futurs, le principal conseil pratique reste de planifier ses déplacements en fonction de la disponibilité des lignes. Les vols direct restent précieux, en particulier pour les familles, les voyageurs âgés, les courts séjours et les vacances itinérantes d'île en île. Les périodes de forte affluence telles que Noël, le Nouvel An, Pâques, les vacances scolaires d'été et les vacances de février affichent souvent complet rapidement. L'exemption du SEQE peut aider à protéger la structure à long terme des lignes, mais elle n'élimine pas la pression normale de la demande saisonnière.

Les visiteurs en transit par l'Espagne continentale doivent également examiner attentivement les temps de correspondance. Madrid et Barcelone demeurent des portes d'entrée incontournables pour les voyageurs ne disposant pas de vols directs vers les îles. Un réseau domestique solide aide, mais les correspondances manquées, les arrivées tardives et les règles en matière de bagages ont toujours leur importance. Pour des vacances multi-îles, prévoyez suffisamment de temps entre les vols internationaux, les vols inter-îles et les ferries.

Ce que les professionnels du tourisme doivent surveiller

Les hôtels, les gestionnaires d'appartements, les agences de voyages, les prestataires d'excursions et les spécialistes du marketing touristique doivent y voir un signal politique positif, mais pas un résultat définitif. Les prochaines étapes clés se dérouleront au sein du Conseil et du Parlement européen. Les entreprises devront également surveiller les programmes des compagnies aériennes pour l'hiver 2026-2027 et au-delà, la tarification des ferries, les incitations au développement de lignes ainsi que tout texte futur de l'UE concernant les régions ultrapériphériques.

Le principal enseignement pour les entreprises est que la connectivité demeure une priorité politique centrale pour les Canaries. Le gouvernement ne se contente pas de promouvoir les îles en tant que destination ; il défend les conditions de transport qui rendent le tourisme possible. C'est un point crucial pour les investisseurs, les hébergeurs et les voyagistes qui ont besoin d'avoir l'assurance que l'archipel restera accessible depuis ses marchés principaux.

Parallèlement, la tendance générale s'oriente vers un modèle touristique davantage axé sur la valeur. La connectivité sera défendue, mais les entreprises touristiques sont de plus en plus attendues sur leur contribution au bien-être des résidents, à la responsabilité environnementale et à une meilleure gestion de la destination. Les entreprises les mieux alignées sur cette orientation seront celles qui sauront associer performance commerciale et valeur locale visible.

En résumé pour vos vacances aux Canaries

La proposition de prolongation de l'exemption du SEQE est une bonne nouvelle pour la résilience à long terme des voyages aux Canaries. Elle ne se traduit pas par une baisse immédiate des tarifs et n'élimine pas tous les risques futurs liés aux coûts. Mais elle réduit le risque que les taxes de transport liées au climat ne renchérissent les liaisons aériennes et maritimes essentielles avec l'Espagne continentale avant que des alternatives plus propres ne soient prêtes.

Pour les visiteurs, le message est rassurant : les vacances se déroulent normalement et il ne s'agit pas d'une actualité perturbatrice. Pour le secteur touristique, la portée est plus stratégique. Les Canaries ont obtenu de Bruxelles un signal fort reconnaissant l'importance de leur statut de région ultrapériphérique dans la politique climatique et des transports. Si cette proposition devient loi, les îles auront jusqu'en 2035 pour continuer à renforcer leur connectivité tout en menant à bien la transition plus ardue vers un tourisme plus propre et mieux géré.

Cet équilibre façonnera la prochaine décennie des vacances aux Canaries. La destination a besoin que ses vols et ses ferries restent compétitifs, mais elle a également besoin d'un tourisme qui protège les paysages, les communautés et les services qui font tout l'intérêt des îles. L'extension du SEQE est une pièce de ce grand puzzle : une décision politique technique aux conséquences très concrètes sur la facilité avec laquelle les voyageurs pourront continuer à rejoindre les Canaries dans les années à venir.

Plus de guides pour préparer votre voyage : vols vers les Canaries et organisation d'une excursion à La Graciosa.