Selon Fred. Olsen Express, plus de 9 000 passagers ont emprunté sa ligne maritime entre Huelva et les îles Canaries au cours des mois de juin et juillet, offrant à cette liaison transmanche un début de saison estivale record et soulignant l'attrait croissant pour le slow travel, les vacances en autonomie et les voyages motorisés vers l'archipel.
La compagnie a indiqué que le nombre de passagers sur la ligne Huelva-Canaries était en hausse de près de 11 % par rapport à la même période en 2025, soit près de 600 voyageurs supplémentaires en ce début de saison estivale. Cette liaison relie Huelva à Las Palmas de Gran Canaria et Santa Cruz de Tenerife, offrant ainsi une alternative à l'avion pour les vacanciers qui souhaitent emmener leur propre voiture, moto, caravane, équipement sportif, animal de compagnie ou leurs bagages en grande quantité.
Cette augmentation intervient alors que l'opérateur promeut le Buenavista Express, le navire affecté à cette ligne, non plus seulement comme un moyen de transport, mais comme une véritable expérience de ferry longue distance tout confort. Assurant la traversée entre le continent espagnol et les deux principaux ports des Canaries en environ 33 heures, le navire a bénéficié de rénovations incluant des espaces communs modernisés, des restaurants, des zones de repos et des espaces de loisirs conçus pour donner à la traversée des airs de mini-croisière plutôt que de voyage en ferry traditionnel.
Pour le secteur touristique des Canaries, ces chiffres sont précieux car ils témoignent d'une demande qui ne se limite pas aux arrivées aéroportuaires classiques. Bien que le trafic aérien reste prédominant, la liaison maritime continentale séduit un profil de voyageur bien particulier : séjours plus longs, résidents et non-résidents voyageant avec leur véhicule, familles en quête de flexibilité, passagers transportant du matériel de sport ou de loisir, voyageurs accompagnés de leur animal de compagnie et visiteurs pour qui le voyage fait partie intégrante des vacances. La liaison de Huelva s'avère ainsi stratégique non seulement pour les planificateurs de transports, mais aussi pour les hébergeurs, les voyageurs sans voiture, les acteurs du tourisme rural et les professionnels proposant des séjours multi-îles.
Ce qui a changé sur la ligne Huelva-Canaries
Ces nouveaux chiffres couvrent le début de la saison estivale, avec plus de 9 000 passagers enregistrés en juin et juillet. D'après Fred. Olsen Express, la fréquentation de la ligne dépasse d'environ 11 % le niveau enregistré l'été dernier à la même période, faisant de ce début d'été 2026 le meilleur démarrage historique pour la compagnie sur cette liaison avec le continent.
Cette ligne revêt une importance accrue cette année, Fred. Olsen Express exploitant désormais seule la liaison entre les Canaries et Huelva, à la suite de modifications sur le marché du ferry découlant de la nouvelle position de Baleària dans l'archipel après son rachat d'actifs d'Armas Trasmediterránea. Cette situation braque les projecteurs sur les performances de la route sous un modèle à opérateur unique et sur la pérennité de la demande pour une longue traversée en mer entre le continent et l'archipel.
Les premiers signaux sont au beau fixe. Une hausse d'environ 11 % n'est pas seulement un chiffre marquant : c'est la preuve que le service continue de séduire les utilisateurs, et ce, dans un marché où les voyageurs disposent de nombreuses options de vols à bas coût. L'explication est en partie pratique. Certes, le ferry est plus lent que l'avion, mais il résout des problèmes que les airs ne peuvent régler facilement : voyager avec son propre véhicule, s'affranchir des restrictions de bagages des compagnies aériennes, transporter ses animaux de compagnie plus confortablement, déménager des effets personnels, emporter du matériel de loisir encombrant ou entamer un long séjour aux Canaries sans dépendre des disponibilités de voitures de location.
| Points clés | Ce que cela signifie pour les voyageurs |
|---|---|
| Plus de 9 000 passagers en juin et juillet | La ligne enregistre un début d'été plus fort qu'l'an dernier. |
| Près de 11 % de croissance d'une année sur l'autre | Le voyage en ferry entre le continent et les Canaries reste une option viable face à l'avion. |
| Près de 600 passagers de plus que l'été dernier | La ligne gagne des adeptes pendant la haute saison des voyages en famille et en voiture. |
| Une traversée d'environ 33 heures | Le ferry convient aux voyageurs qui considèrent le trajet comme faisant partie des vacances. |
| Relie Huelva, Las Palmas de Gran Canaria et Santa Cruz de Tenerife | Les passagers arrivent directement dans les deux villes portuaires capitales. |
Pourquoi ces chiffres comptent pour vos vacances aux Canaries
Pour la majorité des visiteurs internationaux, les Canaries riment avec voyage en avion. Les aéroports de Tenerife Sud, Gran Canaria, Lanzarote, Fuerteventura et les plus petites plateformes de l'archipel concentrent l'essentiel des arrivées touristiques, et le rythme du tourisme local est dicté par les horaires des vols, les séjours tout compris, les transferts et les escapades de courte durée. Le ferry continental ne rivalise pas en termes de rapidité, mais son rôle est tout autre : il offre aux voyageurs une porte d'entrée vers les îles lorsque le véhicule, les bagages et la liberté de mouvement priment sur la rapidité du trajet.
Cette différence prend tout son sens en été. En arrivant par la mer avec sa propre voiture, le visiteur peut concevoir un itinéraire plus ouvert à travers Grande Canarie ou Tenerife, séjourner dans des gîtes ruraux ou des zones côtières plus préservées, emporter planches de surf, vélos, matériel de camping ou d'aide à la mobilité, tout en évitant les coûts et les incertitudes des locations de voitures en haute saison. Les familles peuvent faire leurs valises pour un séjour prolongé sans voir chaque sac facturé en supplément. Les propriétaires d'animaux s'évitent le stress du transport aérien pour leurs compagnons à quatre pattes. Enfin, les résidents et semi-résidents peuvent voyager entre le continent et les îles avec leurs effets personnels. Pour les professionnels du tourisme, ces détails influencent les habitudes de dépenses, la répartition géographique des visiteurs et le type de prestations réservées.
Cette liaison dessert également deux points d'arrivée stratégiques. Las Palmas de Gran Canaria est à la fois une destination idéale pour un city break et la porte d'entrée vers le sud de Grande Canarie, notamment Maspalomas, Playa del Inglés, Meloneras, San Agustín, Puerto Rico et Mogán. Santa Cruz de Tenerife, quant à elle, offre un accès aisé à La Laguna, Anaga, Puerto de la Cruz, la côte nord, la zone métropolitaine et l'autoroute menant au sud de l'île. Arriver par la mer permet ainsi de se positionner à proximité immédiate des hôtels urbains, des restaurants, des quartiers commerçants, des terminaux de croisières et de ferries, ainsi que des grands axes routiers pour explorer l'île.
Pour les lecteurs de FlyToCanarias qui planifient leurs vacances, le principal enseignement n'est pas que le ferry remplace l'avion, mais bien que les Canaries disposent d'une offre d'accès bien plus diversifiée qu'on ne le pense souvent. C'est un point à retenir pour ceux qui comparent le prix des billets d'avion, planifient des séjours de longue durée, s'installent pour la saison, organisent de grands voyages en famille, voyagent avec des animaux ou recherchent des vacances qui commencent par une traversée maritime plutôt que par un transfert aéroportuaire le jour même.
Le Buenavista Express repositionné comme une mini-croisière
Fred. Olsen Express attribue cette hausse de fréquentation au Buenavista Express, un navire de 172 mètres assurant la liaison à une vitesse de 21,5 nœuds. Conçu pour transporter à la fois des passagers, des véhicules et du fret, il dispose d'une capacité de 1 185 mètres linéaires de chargement. Les publications spécialisées dans le secteur maritime estifient également sa capacité à 944 passagers et 390 véhicules, un cocktail idéal pour ceux qui recherchent bien plus qu'un simple siège d'avion.
La compagnie a modernisé ses espaces publics, ses zones de restauration et ses aires de repos. Les installations à bord comprennent une piscine, un solarium, une salle de jeux d'arcade, un bar sportif, un espace de calisthenics, un coin coworking et une connexion Wi-Fi haut débit. L'idée directrice est claire : si le trajet dure environ 33 heures, le ferry doit offrir un niveau de confort, de divertissement et de repos suffisant pour transformer ce temps de trajet en moments utiles plutôt qu'en une simple épreuve à endurer.
Ce positionnement séduit particulièrement les familles. L'opérateur met en avant des animations telles que des ateliers de danse et de chorégraphie, des séances de body balance, de l'aquagym, de la zumba en famille, des étirements, des chasses au trésor et des jeux d'eau pour les enfants. Si tous les passagers ne choisissent pas le ferry uniquement pour son programme de divertissement, l'ambiance à bord pèse lourd dans la balance pour les parents qui comparent un long voyage avec des enfants aux files d'attente à l'aéroport, aux limites de bagages et à un vol court.
La dimension professionnelle n'est pas en reste. L'espace de coworking et la fiabilité de la connexion Internet rendent la traversée plus pratique pour les passagers qui ne sont pas totalement en vacances, qu'il s'agisse de travailleurs nomades, de propriétaires de petites entreprises, de professionnels saisonniers ou de personnes combinant séjour aux Canaries et obligations professionnelles. Ces dernières années, les îles Canaries ont su attirer des visiteurs au long cours, des travailleurs du numérique et des adeptes du slow life. Une liaison maritime dotée d'espaces de travail et de capacité pour les véhicules s'inscrit parfaitement dans cette tendance de fond, même si elle reste une niche comparée à l'avion.
Une option de choix pour les voyageurs avec voiture, animaux et bagages
Le principal atout du ferry entre Huelva et les Canaries reste la flexibilité. Voyager avec son propre véhicule change radicalement la donne pour des vacances : cela permet d'emporter ses propres sièges auto pour enfants, son matériel de sport, ses équipements de randonnée, de l'aide à la mobilité, des affaires de plage et des bagages sans subir les restrictions drastiques imposées par les compagnies aériennes. C'est aussi l'assurance d'une totale autonomie dès l'arrivée, un avantage précieux dans des destinations où les plus beaux trésors sont disséminés aux quatre coins d'une île plutôt que concentrés autour d'un unique complexe hôtelier.
À Grande Canarie, une voiture facilite grandement l'accès à Tejeda, Artenara, aux points de vue de l'intérieur des terres, à la vallée d'Agaete, à la côte nord, aux stations balnéaires du sud et aux plages plus sauvages situées hors des sentiers battus. À Tenerife, elle simplifie les excursions vers Anaga, Teno, La Orotava, Garachico, Vilaflor, les accès au parc national du Teide et les hébergements ruraux éloignés des grandes zones hôtelières. Nombre de ces endroits sont certes accessibles en transports en commun ou via des excursions organisées, mais disposer de son propre véhicule change totalement le rythme et la spontanéité du voyage.
Le transport d'animaux de compagnie constitue un autre argument de poids. Fred. Olsen propose des cabines dédiées aux passagers voyageant avec des animaux, ainsi que des chenils intérieurs climatisés et dotés de ventilateurs, de télévisions et d'un espace de préparation des repas. Pour certains voyageurs, en particulier ceux qui séjournent plusieurs semaines, c'est précisément ce critère qui rend un voyage aux Canaries envisageable. Pouvoir voyager avec son animal dans un environnement maîtrisé n'est pas un simple détail pratique : cela peut s'avérer décisif dans le choix de la destination.
L'accessibilité joue également un rôle clé. La compagnie met à disposition une assistance gratuite et des fauteuils roulants pour aider les passagers ayant besoin d'aide lors de l'embarquement et du débarquement. Sur une longue liaison prisée par les familles, les voyageurs seniors et les passagers transportant de nombreux effets personnels, ce soutien portuaire est aussi important que le confort à bord. C'est pourquoi l'entreprise collabore activement avec les autorités portuaires, notamment à Huelva, afin d'améliorer l'expérience des passagers avant l'embarquement.
Pourquoi Huelva est une porte d'entrée stratégique sur le continent
Huelva offre aux Canaries une porte d'entrée maritime particulièrement pratique pour les voyageurs venant de l'ouest de l'Andalousie, d'Estrémadure, d'une partie du Portugal et plus largement de la péninsule ibérique. C'est également une excellente alternative aux itinéraires passant par Cadix et aux routes maritimes plus traditionnelles. Pour les vacanciers motorisés, le port de départ fait partie intégrante du calcul global des vacances : l'accès routier au ferry, les conditions d'attente au port, la durée de la traversée, l'hébergement à bord et le port d'arrivée déterminent si le trajet s'avère pratique.
Le fait que Fred. Olsen Express discute des améliorations avec les autorités portuaires démontre que l'expérience du ferry commence bien avant le départ du navire. En haute saison estivale, les voyageurs se présentent souvent avec des voitures chargées de valises, des enfants, des animaux, de la nourriture, du matériel de loisir ou de mobilité. Un parcours d'attente plus fluide à Huelva améliore l'ensemble du voyage, en particulier pour les familles, les seniors et les personnes nécessitant une assistance. Sur une traversée de plus d'un jour en mer, le confort des démarches au port n'est en rien un détail secondaire.
Le rôle de la ligne, tant pour les passagers que pour le fret, lui confère également une dimension économique plus large. Un ferry transportant des personnes, des véhicules et des marchandises soutient le tourisme tout en renforçant les liens d'approvisionnement entre le continent et l'archipel. Si cette réalité passe souvent inaperçue pour les visiteurs, elle explique l'attention étroite portée à ces liaisons. Il ne s'agit pas seulement de produits de loisir, mais bien d'un élément clé du système de connectivité de l'archipel.
Dans le contexte du tourisme aux Canaries, la connectivité rime toujours avec résilience. Si les aéroports sont indispensables, les voies maritimes offrent une redondance et un choix précieux. Elles facilitent les déplacements des résidents, encouragent les séjours de longue durée, permettent le transport de véhicules et constituent une alternative bienvenue lorsque les voyageurs ont besoin de flexibilité. Plus l'expérience à bord et dans les ports gagne en qualité, plus la ligne est susceptible d'attirer un public élargi au-delà des seuls passagers contraints de voyager par la mer.
Ce que cela change pour Grande Canarie
Pour Grande Canarie, la ligne de Huelva dépose les passagers directement à Las Palmas de Gran Canaria, l'une des destinations urbaines les plus riches de l'archipel. Ce point d'arrivée séduit les amateurs de city breaks désireux de profiter de la plage de Las Canteras, de Santa Catalina, de Vegueta, de Triana, des musées, des restaurants et des boutiques avant de mettre le cap sur le sud. C'est également l'idéal pour les visiteurs souhaitant combiner séjour citadin et road trip à travers l'île.
La possibilité de débarquer avec sa propre voiture favorise une meilleure répartition des flux touristiques à travers l'île. Au lieu de faire la navette entre l'aéroport et la zone hôtelière du sud, les passagers du ferry peuvent concevoir des itinéraires incluant Agaete, la côte nord, Arucas, Firgas, Teror, Tejeda, Fataga et des hébergements ruraux dans les terres. Une excellente nouvelle pour les entreprises situées hors des sentiers battus, car les voyageurs motorisés sont davantage enclins à dépenser dans les restaurants locaux, les points de vue, les marchés, les petits musées, les domaines viticoles, les randonnées guidées et les hébergements indépendants.
La liaison conserve également tout son intérêt pour le sud de Grande Canarie. Les familles ou les vacanciers au long cours se rendant à Maspalomas, Meloneras, Playa del Inglés, San Agustín, Puerto Rico ou Mogán peuvent rejoindre leur hébergement directement en voiture depuis la capitale, s'évitant ainsi la corvée de la location de véhicule en période de forte affluence. C'est particulièrement pratique pour les clients séjournant en appartement, en villa ou en aparthotel, où les courses, le transport du matériel de plage et les excursions font partie intégrante des vacances.
Les hôteliers et gestionnaires de locations de vacances doivent ainsi anticiper les questions que les passagers du ferry sont susceptibles de poser : confirmation du parking, flexibilité pour les arrivées tardives, politiques relatives aux animaux de compagnie, espace de rangement pour le matériel, conseils sur l'itinéraire depuis le port et informations sur les supermarchés ou stations-service à proximité. Autant de détails pratiques qui feront toute la différence pour la satisfaction des clients arrivant d'une longue traversée.
Ce que cela change pour Tenerife
Pour Tenerife, la ligne consolide la position de Santa Cruz de Tenerife comme principal port d'arrivée pour les passagers des ferries continentaux, offrant aux visiteurs une porte d'entrée maritime directe sur la zone métropolitaine. De là, les voyageurs peuvent facilement rejoindre La Laguna, Anaga, Puerto de la Cruz, la côte nord, les routes menant au Teide ou les stations du sud via le réseau autoroutier de l'île.
Une aubaine pour les vacanciers dont le séjour ne se résume pas à un simple séjour balnéaire. Tenerife offre un éventail infini d'intérêts : randonner dans les massifs d'Anaga ou de Teno, tourisme urbain et culturel à Santa Cruz et La Laguna, immersion dans les bourgs traditionnels du nord, observation des cétacés et séjours farniente dans le sud, ou encore itinéraires volcaniques autour du Teide. Arriver avec son véhicule facilite grandement ces combinaisons, même s'il convient de bien planifier ses déplacements en tenant compte des zones protégées, des règles de stationnement et des restrictions d'accès en heure de pointe.
Pour les hébergements du nord et de la zone métropolitaine, les passagers du ferry constituent une clientèle de choix, car ils sont moins dépendants des logiques de transferts aéroportuaires. Disposant déjà de leur propre véhicule, ils se montrent plus enclins à séjourner à Santa Cruz, La Laguna, La Orotava, Garachico, Buenavista del Norte ou dans des propriétés rurales. Une dynamique qui sert l'objectif global d'un tourisme mieux réparti au-delà des zones hôtelières les plus fréquentées.
La ligne séduit en outre les voyageurs qui prolongent leur séjour au-delà de la classique semaine de vacances. Tenerife attire les amateurs de soleil hivernal, les travailleurs nomades, les retraités, les familles venues rendre visite à des proches et les personnes s'installant plusieurs semaines sur l'île. Pour ce public, emmener son véhicule et ses affaires personnelles s'avère bien plus séduisant que de prendre l'avion pour tout louer sur place.
Le voyage en ferry ne convient pas à tout le monde, mais il a son public
Une traversée de 33 heures ne séduira pas tous les visiteurs des Canaries. Les vacanciers en court séjour, en voyage organisé au planning serré ou en quête d'une escapade éclair au soleil en hiver privilégieront l'avion. Le ferry répond à une autre philosophie : plus lent, plus posé, il s'adresse à ceux qui valorisent la flexibilité, le confort vis-à-vis des bagages, l'autonomie sur place et l'expérience du voyage en elle-même.
C'est cette distinction qui doit guider la communication des professionnels du tourisme au sujet de cette ligne. Il ne s'agit pas de le présenter comme un substitut à l'avion, mais comme une option de premier choix pour des profils bien précis : familles motorisées, propriétaires d'animaux, vacanciers au long cours, utilisateurs de camping-cars et de caravanes (selon la réglementation), amateurs de sports, résidents continentaux possédant une résidence secondaire, et visiteurs planifiant un road trip à Grande Canarie ou Tenerife.
Cet itinéraire marque également des points pour ceux qui comparent le coût global de leur voyage. Le prix d'un billet de ferry incluant un véhicule se compare avantageusement à l'addition d'un billet d'avion, des bagages en soute, du choix des sièges, du transport des animaux, des transferts aéroportuaires, de la location de voiture et du carburant. Le meilleur choix dépendra de la taille du groupe, des dates de voyage, des besoins en transport et du type d'hébergement. Pour un voyageur solo en court séjour, l'avion restera plus économique et rapide. En revanche, pour une famille voyageant avec beaucoup de bagages et utilisant une voiture tous les jours pendant deux ou trois semaines, le ferry mérite sérieusement d'être étudié.
Sans oublier le facteur confort. Certains voyageurs redoutent tout simplement les aéroports, fuient les restrictions de bagages ou préfèrent un début de vacances tout en douceur. Un ferry équipé de cabines, de restaurants, du Wi-Fi et d'espaces extérieurs offre à ces passagers une autre façon de voyager. La hausse de la fréquentation en ce début d'été prouve que ce public est suffisamment large pour compter.
Conseils pour planifier votre voyage en ferry
Quiconque envisage d'emprunter la liaison maritime entre Huelva et les Canaries doit concevoir ce trajet comme faisant partie intégrante des vacances, et non comme un simple transfert. La durée de la traversée implique de bien choisir son hébergement à bord, en particulier pour les familles et les seniors. Il est vivement conseillé de comparer les cabines, les options adaptées, les solutions pet-friendly, les espaces de repos et les types de sièges avant de réserver, plutôt que d'en faire une question secondaire.
La planification du véhicule est tout aussi essentielle. Les voyageurs doivent vérifier les règles applicables aux voitures, motos, caravanes, coffres de toit, équipements sportifs et tout chargement spécifique. Il convient également d'anticiper le port d'arrivée et le lieu de la première nuitée. Conduire en sortant du ferry après une longue traversée est bien plus simple lorsque l'itinéraire vers l'hôtel, l'appartement ou la maison rurale est déjà tracé et que le stationnement est confirmé.
Pour les propriétaires d'animaux, une réservation anticipée est impérative, car les cabines et espaces réservés aux animaux sont en nombre limité. Il est également recommandé de vérifier les documents exigés, la réglementation sur le bien-être animal, l'accès à la nourriture et à l'eau, les zones de promenade et les aspects pratiques de l'attente au port. Même à bord d'un navire tout confort, la traversée exige un minimum de préparation.
Pour les visiteurs débarquant à Las Palmas de Gran Canaria ou Santa Cruz de Tenerife, la première journée doit être planifiée de manière réaliste. Passer une nuit en ville avant de s'enfoncer dans les montagnes ou d'explorer l'île s'avère souvent plus reposant que d'enchaîner immédiatement avec un long trajet sur la route. Une approche qui profite aussi aux restaurants et hôtels locaux situés à proximité des ports, transformant ainsi la connectivité maritime en valeur ajoutée pour le tourisme urbain.
Pourquoi la hausse du nombre de passagers est un indicateur touristique précieux
On analyse souvent le tourisme aux Canaries à travers le prisme des chiffres globaux de visiteurs, des statistiques aéroportuaires et du taux d'occupation hôtelière. Les données relatives aux ferries apportent une nuance bienvenue : elles démontrent qu'il existe un appétit persistant pour un voyage plus lent, motorisé et indépendant vers les îles. Ce profil de visiteur consomme différemment, se déplace autrement et soutient des entreprises locales différentes de celles dont profite le tourisme de masse traditionnel.
La ligne de Huelva est particulièrement intéressante car elle se situe au carrefour du transport et de l'expérience de vacances. Fred. Olsen Express ne se contente pas d'annoncer une hausse de passagers : elle l'explique par le confort à bord, les activités proposées, la liberté de voyager avec son véhicule, la prise en compte des animaux, la flexibilité en matière de bagages et l'amélioration de l'expérience portuaire. Autant d'arguments typiques d'un produit touristique, et non de simples critères de capacité de transport.
C'est une direction très prometteuse pour la destination. Les Canaries n'ont pas vocation à ce que chaque visiteur arrive de la même manière, réside dans le même complexe ou suive le même itinéraire. Un bouquet touristique équilibré englobe des city breaks, des séjours ruraux, des voyages inter-îles, du tourisme culturel et de nature, des séjours prolongés, du tourisme national, des vols internationaux et des liaisons maritimes. La ligne de Huelva contribue pleinement à cette diversité.
Elle met également en lumière un défi pratique : si de plus en plus de visiteurs arrivent par la mer avec leurs véhicules, les zones portuaires, les accès routiers, le stationnement, la signalétique, l'accueil dans les hébergements et les services adaptés aux animaux doivent être au rendez-vous. L'opportunité ne s'arrête pas à la descente du navire. Elle se poursuit à la sortie du port, sur le parking de l'hôtel, dans la maison rurale, sur la route menant au belvédère et dans le restaurant qui accueille une famille après une longue traversée.
Un rappel bienvenu : la connectivité des Canaries ne se résume pas à l'avion
Les excellents résultats du début de l'été sur la ligne de ferry Huelva-Canaries rappellent à point nommé que l'accès touristique à l'archipel dépasse largement le cadre des arrivées aéroportuaires. Avec plus de 9 000 passagers en juin et juillet, soit près de 600 de plus que l'été dernier et une croissance avoisinant les 11 %, c'est un signal fort pour une liaison qui demande aux voyageurs d'investir du temps dans leur trajet.
Pour les visiteurs, la conclusion est pragmatique : le ferry mérite d'être pris en compte si les vacances reposent sur l'utilisation d'un véhicule, la présence d'un animal de compagnie, des bagages plus volumineux, un séjour prolongé ou une envie de slow travel. Pour les acteurs du tourisme, le message est on ne peut plus commercial : les passagers du ferry peuvent nécessiter des informations spécifiques et répartir leurs dépenses différemment une fois sur place. Pour la destination dans son ensemble, cette ligne renforce l'éventail des solutions reliant l'Espagne continentale à Grande Canarie et Tenerife.
Le Buenavista Express n'est pas le moyen le plus rapide de gagner les Canaries, et il ne cherche pas à l'être. Son charme réside dans le fait que le voyage devient une composante à part entière des vacances, avec la liberté d'emmener un peu de chez soi dans ses bagages. La croissance de la fréquentation observée cet été suggère que, pour un nombre croissant de voyageurs, c'est précisément le type de voyage qu'ils recherchent pour rejoindre les Canaries.
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