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Les hébergements touristiques de courte durée aux Canaries ont atteint 1,65 million d'utilisations lors d'une année record en 2025

De nouvelles données de l'INE révèlent que les Canaries se classent au troisième rang en Espagne pour les hébergements touristiques de courte durée occupés en 2025, soulignant le poids persistant des appartements, des séjours ruraux et des locations de vacances dans l'offre touristique de l'archipel.
2026-07-11

Les îles Canaries ont enregistré 1 646 949 unités d'hébergement touristique de courte durée occupées en 2025, plaçant l'archipel au troisième rang des communautés autonomes d'Espagne lors d'une année record pour les appartements, les gîtes ruraux et les logements à usage touristique.

Ces chiffres, publiés dans les dernières statistiques sur les hébergements de courte durée soutenues par l'INE en Espagne et relayées le 10 juillet 2026, placent les Canaries juste derrière l'Andalousie et la Catalogne au classement national. Ils soulignent également une réalité incontournable pour quiconque s'intéresse au tourisme dans l'archipel : si les hôtels restent au cœur de l'économie des؛ visiteurs, les hébergements non hôteliers représentent désormais une composante majeure de l'expérience vécue à Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, Fuerteventura et sur les îles plus modestes.

À l'échelle de l'Espagne, 12 841 549 unités d'hébergement de courte durée ont été occupées en 2025. Cela représente une hausse de 5,2 % par rapport à l'année précédente et près du double des 6,85 millions enregistrés en 2018, première année de publication de cette série statistique expérimentale. Cette catégorie englobe les appartements touristiques, les maisons rurales et les logements dédiés au tourisme, à l'exclusion des chambres d'hôtel traditionnelles. Pour les îles Canaries, ce chiffre de 1,65 million confirme que l'archipel ne se résume pas à une destination de complexes hôteliers, mais constitue également l'un des plus grands marchés d'hébergement de courte durée du pays.

Pourquoi ces chiffres comptent pour vos vacances aux Canaries

Pour les voyageurs, ce chiffre phare n'annonce ni nouvelle règle, ni nouvelle taxe, ni restriction de réservation, ni bouleversement soudain des vacances habituelles. Il s'agit d'un signal de marché, qui montre que les visiteurs continuent de privilégier une grande variété de types d'hébergement à travers les Canaries, qu'il s'agisse d'appartements touristiques avec services dans les zones balnéaires établies, de gîtes ruraux dans les villages de l'intérieur ou de locations de vacances commercialisées en toute légalité dans les quartiers côtiers.

C'est un point crucial, car le choix de l'hébergement façonne le reste du séjour. Un voyageur séjournant dans un hôtel à Costa Adeje, Playa Blanca ou Maspalomas dépensera généralement beaucoup au sein d'un complexe hôtelier géré, avec petit-déjeuner, piscines, services de réception et excursions organisées à portée de main. En revanche, un voyageur en appartement ou en location de vacances aura tendance à fréquenter les supermarchés, les cafés locaux, les agences de location de voitures, les bus publics, les plages, les sentiers de randonnée et les restaurants de centre-ville d'une manière différente. Les hébergements ruraux permettent quant à eux de rediriger les dépenses vers des villages et des paysages qui échappent souvent au circuit classique soleil-plage.

Les îles Canaries doivent donc jongler simultanément avec deux réalités touristiques. La première est la solidité du tourisme balnéaire traditionnel, qui continue de faire vivre les compagnies aériennes, les hôtels, les agences de voyage et des milliers d'emplois dans l'hôtellerie-restauration. La seconde est l'essor et la normalisation des alternatives de courte durée, qui permettent de diversifier les retombées économiques locales tout en soulevant des questions légitimes sur la pression immobilière, l'équilibre des quartiers, les services publics et les normes de qualité attendues par les visiteurs.

Chiffre cléCe qu'il révèle
1 646 949Unités d'hébergement touristique de courte durée occupées aux Canaries en 2025
3e en EspagneL'archipel se classe derrière l'Andalousie et la Catalogne
12 841 549Total des unités d'hébergement de courte durée occupées en Espagne en 2025
5,2 %Augmentation annuelle à l'échelle de l'Espagne par rapport à 2024
Presque le double de 2018Le total national a presque doublé depuis la première année de la série expérimentale de l'INE

Les Canaries talonnent de près la Catalogne

Le classement régional est particulièrement révélateur. L'Andalousie s'impose en tête en Espagne avec 3 651 851 unités d'hébergement de courte durée occupées, soit 28,4 % du total national, suivie par la Catalogne (1 709 182). Les Canaries arrivent juste après avec 1 646 949 unités, devançant la Communauté valencienne (1 589 693) et la Communauté de Madrid (1 304 364).

L'écart entre la Catalogne et les Canaries est relativement restreint, ce qui est remarquable étant donné les différences de géographie et de structure touristique. La Catalogne englobe Barcelone, l'un des plus grands marchés du tourisme urbain en Europe, ainsi que d'importantes zones côtières. À l'inverse, les Canaries forment un archipel atlantique dont la demande dépend fortement de la desserte aérienne, du soleil d'hiver, des séjours en station balnéaire, des clients fidèles et d'un climat clément toute l'année, permettant aux hébergements de rester actifs en dehors du pic estival méditerranéen habituel.

Cette activité tout au long de l'année est l'une des principales raisons pour lesquelles les Canaries affichent systématiquement de bons résultats dans les statistiques d'hébergement. Alors que certaines destinations côtières espagnoles concentrent leur fréquentation en juillet et en août, les Canaries attirent des visiteurs en hiver, au printemps et en automne tout comme en été. Voyageurs d'Europe du Nord, vacanciers au long cours, travailleurs nomades, familles, randonneurs, cyclistes et estivants réguliers contribuent à un marché qui ne s'arrête pas une fois la haute saison estivale passée.

Ces données sur les séjours de courte durée confirment donc une tendance de fond : les Canaries dépendent moins d'une courte fenêtre de vacances que de nombreuses autres destinations. C'est un atout pour la stabilité des vols, l'emploi et la planification des entreprises locales, mais cela signifie également que la pression touristique s'étale sur une plus grande partie de l'année. Les services locaux, le ramassage des ordures, l'entretien des plages, les transports, l'approvisionnement en eau et la gestion des quartiers ne peuvent plus se planifier uniquement pour une courte haute saison.

Les appartements restent au cœur de l'économie des visiteurs

La catégorie des séjours de courte durée ne doit pas être perçue comme un produit unique. Un appartement touristique à Puerto Rico de Gran Canaria, une maison rurale à La Gomera et une location de vacances dans un quartier résidentiel de Lanzarote s'inscrivent certes dans le débat plus large sur l'hébergement non hôtelier, mais ils s'adressent à des publics différents et génèrent des impacts locaux distincts.

Les appartements touristiques possèdent une longue tradition aux Canaries. De nombreux complexes de villégiature ont été construits avec des ensembles d'appartements comme pierre angulaire de leur offre, répondant aux attentes des familles, des hivernants au long cours et des voyageurs qui préfèrent l'autonomie. Souvent intégrés dans des zones touristiques et proches des plages, des piscines, des restaurants et des prestataires d'excursions, ces appartements font partie intégrante du modèle touristique des îles depuis longtemps, plutôt que de constituer un phénomène récent.

Les locations de vacances sont un sujet plus sensible sur le plan politique car elles peuvent empiéter sur les marchés du logement résidentiel. Dans les zones à forte demande, les habitants et les autorités locales s'interrogent sur la proportion de logements détournés vers la location de courte durée. Pour les voyageurs, la question est à la fois pratique et sociale. Une location de vacances légale, dûment enregistrée et bien gérée constitue une excellente option pour les familles, les groupes et les voyageurs indépendants. À l'inverse, un hébergement mal géré ou opaque peut engendrer des problèmes d'attentes non satisfaites, de réclamations, de tensions de voisinage et de confiance des consommateurs.

L'hébergement rural joue un rôle tout à fait différent. Sur des îles comme La Palma, La Gomera, El Hierro ainsi que dans les terres à Gran Canaria, Tenerife, Lanzarote et Fuerteventura, les séjours ruraux permettent de diffuser les dépenses des visiteurs au-delà des principales zones côtières. Ils soutiennent les restaurants, les commerces de proximité, les guides, les domaines viticoles, les exploitations agricoles et les prestataires de petites activités authentiques. Ils répondent également parfaitement à la demande croissante pour la randonnée, l'observation des étoiles, le cyclisme, la gastronomie et des itinéraires insulaires plus lents.

Les touristes étrangers continuent de porter une grande partie du marché

Les données nationales révèlent qu'en 2025, les non-résidents ont continué à surpasser les résidents espagnols dans ce type d'hébergement. À l'échelle de l'Espagne, 7 139 321 utilisateurs non-résidents ont été recensés, contre 5 702 228 résidents. De plus, les non-résidents ont séjourné plus longtemps en moyenne, avec 5,5 nuits contre 3,5 nuits pour les résidents espagnols.

Cette distinction est capitale pour les Canaries, car la demande internationale constitue le pilier de l'économie touristique de l'archipel. Le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Irlande, les pays nordiques, la France, l'Italie, les Pays-Bas, la Pologne et d'autres marchés européens alimentent le parc d'hébergement des îles. Les voyageurs de ces pays comparent souvent les Canaries non seulement avec l'Espagne continentale, mais aussi avec Madère, le Cabo Verde, le Maroc, l'Égypte, la Grèce, la Turquie et les Caraïbes.

Pour les îles, l'hébergement de courte durée constitue un atout dans cette concurrence, offrant aux voyageurs davantage d'options pour concilier budget, durée du séjour et style de vacances. Une famille pourra choisir un appartement avec cuisine pour maîtriser son budget repas. Un groupe de randonneurs préférera peut-être une maison rurale proche des sentiers. Un travailleur nomade recherchera un séjour plus long doté d'un espace cuisine et de services locaux fiables. Enfin, un couple pourra toujours privilégier l'hôtel pour le confort, le service et les installations. La force de la destination réside dans sa capacité à proposer plusieurs options crédibles, et non à imposer un modèle unique à tous les visiteurs.

En même temps, la prolifération des hébergements de courte durée rend la réglementation et la transparence d'autant plus cruciales. Les voyageurs ont de plus en plus besoin de savoir si un bien est commercialisé en toute légalité, si son emplacement correspond à leurs projets, quelles sont les options de transport et si la prestation est conforme aux normes annoncées. Les entreprises touristiques ont également besoin d'un cadre stable, car hôtels, exploitants d'appartements, propriétaires et services locaux planifient tous leurs activités en fonction de la même demande de visiteurs.

Les chiffres de mai 2026 confirment la dynamique du marché

Le record annuel de 2025 n'est pas le seul indicateur à surveiller. Les chiffres provisoires distincts de l'INE pour mai 2026 indiquent que le secteur de l'hébergement touristique non hôtelier en Espagne a poursuivi sa croissance globale, avec des nuitées en appartements, campings, gîtes ruraux et auberges en hausse de 3,6 % par rapport à mai 2025. Les nuitées en appartements ont progressé de 2,8 % au niveau national, tandis que les campings ont bondi de 7,5 % et les hébergements de tourisme rural de 1,1 %.

Aux Canaries, la situation des appartements en mai s'est révélée plus nuancée. L'archipel est resté la destination favorite en Espagne pour les appartements touristiques en mai, avec plus de 1,8 million de nuitées, mais cela représente une baisse de 8,7 % sur un an. Tenerife a dominé le classement des zones touristiques pour les nuitées en appartement, avec plus de 613 000 nuitées, tandis que Mogán et San Bartolomé de Tirajana se sont distingués parmi les points touristiques espagnols enregistrant le plus grand nombre de nuitées.

Ce panorama contrasté est important. Il suggère que le marché des hébergements de courte durée aux Canaries est vaste et structurellement crucial, mais qu'il n'est pas à l'abri des fluctuations de la demande, de la durée des séjours, de la sensibilité aux prix, des plans de vol ou de la concurrence des hôtels et d'autres destinations. Une solide position annuelle ne garantit pas une croissance mensuelle constante. Pour les acteurs du tourisme, la question n'est pas seulement de savoir si le marché est grand, mais bien quels segments progressent, lesquels ralentissent, et quelles îles ou zones de villégiature en tirent le plus profit.

Ce que cela signifie pour les voyageurs planifiant un séjour aux Canaries

Pour les vacanciers, la conclusion pratique est limpide : l'offre d'hébergement aux Canaries reste extrêmement variée, mais il est conseillé de réserver avec soin. Les voyageurs en quête de la praticité d'une station balnéaire doivent vérifier si le complexe d'appartements dispose d'une réception, d'un accès à la piscine, de services de ménage, de solutions pour les bagages et de procédures d'arrivée claires. Ceux qui optent pour des locations de vacances doivent prêter attention aux détails d'immatriculation, à l'environnement du quartier, au stationnement, aux transports en commun, au règlement sur le bruit et aux conditions d'annulation. Les vacanciers choisissant un gîte rural devront quant à eux anticiper la location d'une voiture, l'accès routier, les horaires d'ouverture des supermarchés et l'éloignement des plages ou des aéroports.

Toutes les îles ne se ressemblent pas. Tenerife combine de grands complexes hôteliers, des séjours urbains, le parc national du Teide et des hébergements ruraux dans le nord. Gran Canaria affiche une forte demande d'appartements à Mogán et San Bartolomé de Tirajana, aux côtés du tourisme urbain de Las Palmas et des villages de montagne. Lanzarote propose des appartements de villégiature, des villas, des maisons rurales et une forte culture de voyage indépendant liée aux paysages, au vin, au cyclisme et aux villages côtiers. Le profil des hébergements à Fuerteventura est dicté par les plages, les sports nautiques, les séjours prolongés et les stations balnéaires étendues. Enfin, La Palma, La Gomera et El Hierro misent davantage sur un tourisme axé sur la nature et à plus faible densité, où les gîtes ruraux jouent un rôle particulièrement prépondérant.

Cette diversité constitue l'un des grands atouts des îles Canaries. Un premier voyageur pourra rechercher la sérénité d'un séjour hôtelier tout compris. Un habitué préférera peut-être un appartement en autonomie dans une station qu'il connaît bien. Un passionné de randonnée structurera son voyage autour d'un gîte rural. Une famille aura peut-être davantage besoin d'une cuisine et d'un lave-linge que des services hôteliers quotidiens. L'ampleur du marché de la location de courte durée démontre que toutes ces habitudes font désormais partie intégrante du tourisme canarien de premier plan.

Les vérifications indispensables avant de réserver

La taille du marché rend les comparaisons d'autant plus nécessaires. Deux biens aux photos similaires peuvent offrir des expériences de vacances radicalement différentes selon leur statut juridique, leur emplacement, le règlement de copropriété et la gestion. Les visiteurs doivent s'assurer que le logement est clairement décrit comme un appartement touristique, une maison rurale, une villa ou une location de vacances, et vérifier si l'annonce détaille les modalités d'arrivée, les taxes locales ou les cautions, le ménage, la climatisation, le stationnement, l'accessibilité ainsi que l'assistance pendant le séjour. Dans les zones touristiques, un tarif bas par nuit peut perdre de son intérêt si la propriété est excentrée par rapport aux plages, aux restaurants ou aux transports nocturnes. En zone rurale, un cadre idyllique peut exiger de l'aisance sur les routes étroites et une organisation réaliste pour les courses, le carburant et les arrivées tardives.

Les familles doivent examiner attentivement la configuration des couchages, le règlement des piscines, la sécurité des balcons et la distance par rapport aux services médicaux. Les voyageurs plus âgés veilleront à confirmer la présence d'un ascenseur, d'accès de plain-pied et la possibilité pour les taxis de s'arrêter devant la porte. Les travailleurs nomades ne doivent pas partir du principe que chaque propriété rurale ou côtière offre la même fiabilité Internet. Quant aux randonneurs et cyclistes, ils penseront à vérifier les espaces de rangement, la buanderie, la possibilité de petits-déjeuners matinaux, les points d'eau et les options de transfert. Ces détails manquent parfois de charme, mais ce sont souvent eux qui distinguent des vacances réussies aux Canaries d'un séjour frustrant.

Pour les visiteurs internationaux, le choix de l'hébergement influence également le rythme de l'arrivée. Un hôtel ou un complexe d'appartements géré propose généralement une réception, une consigne à bagages et une assistance en cas de retard de vol. Une location de vacances privée peut exiger une heure d'arrivée précise ou la récupération des clés dans une boîte à code. C'est tout à fait gérable, mais cela demande de l'organisation, en particulier lorsque les vols atterrissent tardivement à Tenerife Sud, Gran Canaria, Lanzarote ou Fuerteventura, ou lorsque les voyageurs poursuivent leur trajet en ferry vers La Gomera, La Palma, El Hierro ou La Graciosa.

Comment ce record s'inscrit dans le débat touristique global

Ce record de 2025 intervient à un moment où les îles Canaries s'efforcent de concilier leur succès touristique et les préoccupations des résidents. Si l'archipel dépend largement des dépenses des visiteurs, des liaisons aériennes et des investissements dans l'hébergement, le débat politique a évolué et ne se contente plus de célébrer la simple croissance brute. L'accès au logement, la consommation d'eau, les systèmes de gestion des déchets, les transports publics, la pression sur les plages, la protection de la nature et la qualité des emplois dans le tourisme font désormais partie intégrante des discussions quotidiennes.

L'hébergement de courte durée est au cœur de ce débat, car il touche à la fois l'économie des visiteurs et la vie de tous les jours. Au bon endroit, encadré par des règles claires et une gestion professionnelle, il peut soutenir les restaurants locaux, répartir les revenus et offrir un plus grand choix aux voyageurs. Au mauvais endroit, ou en l'absence d'une surveillance suffisante, il risque d'accentuer les pénuries de logements, de perturber la tranquillité des immeubles résidentiels et d'altérer la confiance entre les visiteurs et les résidents. C'est pourquoi la lecture la plus pertinente de ces nouvelles données ne se limite pas à constater la taille du marché, mais souligne surtout la nécessité d'une gestion rigoureuse.

Pour les planificateurs du tourisme, les prochaines interrogations iront bien au-delà du simple classement. Quelles sont les îles qui affichent le meilleur équilibre entre hôtels, appartements, gîtes ruraux et locations de vacances ? Les unités de courte durée contribuent-elles à revitaliser les centres locaux ou concentrent-elles la pression dans des quartiers déjà saturés ? Les vacanciers profitent-ils de ces séjours pour explorer l'arrière-pays, ou surchargent-ils les mêmes plages, routes et centres de villégiature ? Les règles sont-elles suffisamment claires pour les propriétaires, les exploitants et les clients ? Ce sont ces questions, bien plus que le classement national, qui façonneront la prochaine étape du tourisme aux Canaries.

Pourquoi le sujet va bien au-delà des simples locations de vacances

Il serait réducteur de n'analyser ces chiffres que sous l'angle des locations de vacances, car cela occulterait une partie de l'histoire. Les Canaries possèdent une culture touristique non hôtelière mature, qui englobe des complexes d'appartements historiques, des apparthôtels, des gîtes ruraux, des petites structures locales et des logements récents commercialisés via des plateformes. Chaque segment présente des forces et des risques spécifiques. Un complexe d'appartements bien géré dans une zone touristique ne se compare pas à un appartement non réglementé dans un immeuble résidentiel, et une maison rurale dans un village de l'intérieur n'a rien de commun avec une villa en front de mer conçue pour des groupes à fort pouvoir d'achat.

Cette distinction importe grandement pour le référencement (SEO), la planification et les conseils aux voyageurs, car ces derniers recherchent des profils très variés : appartements aux Canaries, locations de vacances à Tenerife, villas à Gran Canaria, séjours ruraux à Lanzarote, hébergements en autonomie à Fuerteventura, bases de randonnée à La Palma et vacances axées sur la nature à La Gomera. Une destination qui comprend ces nuances est en mesure de fournir de meilleurs conseils et de concevoir de meilleurs produits. À l'inverse, une destination qui traite tous les hébergements de courte durée comme un problème unique — ou une solution unique — risque de passer à côté des subtilités qui importent tant aux visiteurs qu'aux résidents.

Un record qui soulève la question de la qualité

Le chiffre de 1,65 million d'utilisations aux Canaries doit donc être perçu à la fois comme une force et un défi. Il confirme le poids national de l'archipel dans l'un des secteurs du voyage qui évoluent le plus rapidement. Il renforce également la nécessité de règles claires, de données fiables et d'une qualité d'hébergement irréprochable sur chaque île.

Pour les voyageurs, le message est aussi positif que pragmatique : les Canaries demeurent l'un des marchés d'hébergement les plus riches d'Espagne, avec des options adaptées aux voyages organisés, aux séjours indépendants, aux longs hivers au soleil, aux escapades en famille, aux retraites rurales et aux voyages multi-îles. Pour l'industrie, le message est plus incisif : l'économie de l'hébergement non hôtelier est devenue trop importante pour être traitée comme secondaire. Elle représente désormais un pilier de la compétitivité des îles, des habitudes de dépenses des visiteurs et de l'expérience vécue par les communautés locales.

À mesure que l'année 2026 avance, l'enjeu primordial consistera à observer si les Canaries parviennent à transformer la profondeur de cette offre d'hébergement en expériences accrues pour les visiteurs et en retombées plus larges pour les habitants. Le record annuel prouve que la demande est bien là. Le prochain test porte sur la qualité : une offre légale, des réservations transparentes, des espaces publics bien gérés, une information locale de qualité, une pression maîtrisée sur le logement et les services, ainsi qu'un modèle touristique bénéfique tant pour les touristes que pour les résidents.