Les îles Canaries ont été identifiées comme le premier marché en Espagne pour les appartements touristiques internationaux de longue durée, ce qui souligne la manière dont les vacances prolongées, les voyages en famille, le télétravail et les séjours en mode indépendant continuent de façonner la demande d'hébergement dans l'ensemble de l'archipel.
Cette conclusion ressort d'une nouvelle analyse de GuestReady, publiée le 24 juin 2026, qui indique que les appartements touristiques ont représenté 52,1 % des nuitées extra-hôtelières en Espagne en 2025. Le rapport positionne les appartements comme le segment le plus solide de la catégorie extra-hôtelière, devançant les campings, les gîtes ruraux et les auberges de jeunesse, et identifie les Canaries comme la première région espagnole pour l'utilisation d'appartements touristiques par une clientèle internationale de long séjour.
Pour l'archipel, cette précision a son importance car elle met en lumière un profil de voyage désormais central dans la manière dont de nombreux visiteurs profitent de la destination. Les îles ne sont plus seulement un lieu de vacances tout compris d'une semaine ou de séjours balnéaires express. Elles constituent également un marché où les voyageurs recherchent de plus en plus d'espace, une cuisine, des modalités d'arrivée flexibles, des séjours prolongés, des circuits multi-îles et des hébergements adaptés aux familles, aux groupes, aux clients fidèles ainsi qu'à ceux qui associent loisirs et travail.
Cette tendance émerge également à un moment délicat pour la politique touristique des Canaries. Les autorités régionales travaillent sur des modifications de la loi sur le tourisme de l'archipel, la sécurité juridique, la qualité de l'hébergement, les résidences secondaires, les appartements touristiques et le principe de gestion touristique unifiée s'inscrivant tous au cœur du débat actuel. Par conséquent, la question des appartements de longue durée ne se résume pas à de simples préférences de réservation. Elle touche aussi à la façon dont l'archipel parvient à concilier demande des visiteurs, pression sur le logement, qualité des stations, droits des propriétaires, communautés locales et compétitivité d'une économie touristique qui dépend fortement de la confiance dans l'offre d'hébergement.
Ce que disent les nouvelles données
Selon l'analyse de GuestReady, les hôtels continuent de dominer globalement le marché réglementé de l'hébergement en Espagne. Le rapport associe l'hôtellerie aux voyages d'affaires, aux séjours urbains, à la clientèle de luxe, aux escapades et aux flux de vacanciers de grande envergure, et fait état de 366,7 millions de nuitées hôtelières en 2025, soit 71,5 % du total réglementé mesuré par l'organisme national de statistique.
Au sein du marché extra-hôtelier, en revanche, les appartements touristiques jouent un rôle majeur. Avec 52,1 % des nuitées extra-hôtelières en 2025, ils s'imposent comme le format incontournable de cette catégorie. L'analyse du marché menée par GuestReady montre que les appartements tirent particulièrement leur épingle du jeu lorsque les voyageurs ont besoin de flexibilité : groupes, familles, séjours prolongés et voyages où l'espace prime sur les prestations d'un hôtel traditionnel.
Les îles Canaries se distinguent nettement dans la répartition géographique. L'archipel est présenté comme le leader espagnol des appartements touristiques occupés par des visiteurs internationaux de long séjour, tandis que la Catalogne domine le secteur des campings, Castille-et-León les hébergements ruraux, et Madrid s'impose pour les hôtels urbains et d'affaires. Le rapport classe également les Canaries parmi les régions affichant le taux de pénétration des logements à usage touristique le plus élevé par rapport au parc résidentiel, aux côtés de Malaga, de Gérone et des îles Baléares.
Cette combinaison est révélatrice. Elle démontre que les îles ne se résument pas à une simple destination balnéaire de masse. Elles illustrent aussi parfaitement comment, dans un contexte insulaire, les locations de vacances, les longs séjours et la demande internationale se croisent là où l'offre d'hébergement, le logement local et la planification touristique sont étroitement liés.
| Indicateur de marché | Ce que cela signifie pour les îles Canaries |
|---|---|
| Les appartements touristiques ont représenté 52,1 % des nuitées extra-hôtelières en Espagne en 2025 | Les appartements restent un pilier de l'hébergement non hôtelier pour les voyageurs, en particulier pour leur flexibilité et leurs longs séjours. |
| Les Canaries mènent le marché espagnol des appartements touristiques internationaux de longue durée | L'archipel séduit tout particulièrement les voyageurs qui prolongent leur séjour au-delà de la classique escapade balnéaire. |
| Les séjours en VUT durent en moyenne 5,5 nuits pour des groupes de 3,9 personnes | Ce format convient idéalement aux familles, aux groupes d'amis et aux voyageurs indépendants qui recherchent de l'espace et la liberté de cuisiner. |
| Les Canaries figurent parmi les zones où la pénétration des VUT est la plus forte par rapport au parc résidentiel | Cette tendance renforce la nécessité de règles claires, d'un contrôle de la qualité et d'une gestion rigoureuse de la destination. |
Pourquoi les appartements de longue durée sont si importants aux Canaries
Les îles Canaries réunissent des conditions naturellement favorables aux longs séjours en appartement. Le climat y est doux presque toute l'année, les liaisons aériennes sont nombreuses, la demande hivernale est forte et de nombreux visiteurs y reviennent régulièrement. Un voyageur qui connaît déjà Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote ou Fuerteventura n'a pas forcément besoin de la même structure de vacances hôtelière qu'un primo-visiteur. Il peut souhaiter une cuisine, un lave-linge, une connexion Internet fiable, une terrasse, un parking, des chambres séparées ou un emplacement qui lui permette de vivre à un rythme plus lent.
Cette formule s'avère particulièrement adaptée aux Européens du Nord fuyant les mois d'hiver, aux familles voyageant pendant les vacances scolaires, aux retraités qui peuvent séjourner plusieurs semaines ainsi qu'aux travailleurs nomades en quête d'un pied-à-terre stable doté d'une bonne connectivité. Elle répond également aux attentes des vacanciers qui planifient un voyage multi-îles et préfèrent répartir leur temps entre différentes îles plutôt que de passer l'intégralité de leurs vacances dans un hôtel de club de vacances.
Les hôtels demeurent indispensables aux Canaries. Ils offrent une capacité à grande échelle, des services professionnels, des emplois, des recettes fiscales, des stocks pour les voyagistes et l'expérience de villégiature que de nombreux vacanciers privilégient encore. Mais les appartements répondent à un autre type de demande. Ils permettent à une famille de préparer certains repas au lieu de manger au restaurant tous les jours. Ils offrent à un groupe de cyclistes ou de randonneurs davantage d'espace pour leur équipement. Ils permettent à un visiteur fidèle de choisir un séjour à l'ambiance résidentielle, à deux pas d'une plage, d'un port ou d'un centre-ville qu'il affectionne. Ils procurent enfin à certains voyageurs un équilibre entre prix et espace qui rend les vacances prolongées viables.
C'est pourquoi ces conclusions sur les longs séjours méritent toute notre attention. Elles indiquent que l'économie touristique des Canaries ne se bat pas uniquement sur les lits d'hôtel, la météo ensoleillée ou les volumes de séjours à forfait. Elle se positionne aussi sur la qualité de vie : la facilité avec laquelle un vacancier peut séjourner deux, trois ou quatre semaines, faire ses courses localement, emprunter les transports en commun, louer une voiture, travailler en ligne, faire des excursions et s'installer durablement sans avoir besoin du cadre d'un hôtel tout compris.
Ce que cela implique pour les voyageurs planifiant des vacances aux Canaries
Pour les voyageurs, le message est avant tout pratique plutôt qu'alarmiste. Aucune nouvelle règle, aucune obligation inédite et aucune perturbation immédiate des réservations ne sont liées à ce rapport. L'enseignement le plus utile est que la demande d'appartements est structurellement solide dans l'archipel, en particulier auprès des visiteurs internationaux en quête de séjours prolongés.
Cette réalité peut influencer l'organisation des vacances de plusieurs manières. Les appartements les mieux situés dans les zones prisées se réservent tôt en haute saison, notamment en hiver, à Pâques, en juillet et en août. Les vacanciers à la recherche d'une vue sur mer, d'un parking, d'une piscine, de la climatisation, de chambres familiales ou d'un accès piéton aux plages et aux restaurants ont tout intérêt à comparer les offres minutieusement plutôt que de compter sur une disponibilité facile à la dernière minute.
Les adeptes de longs séjours doivent également vérifier les aspects pratiques qui gagnent en importance au fil des jours. Pour un séjour de deux nuits, un petit inconvénient passe inaperçu. Pour un voyage de trois semaines, les détails comptent : vitesse d'Internet, espace de travail, équipement de la cuisine, accès à une laverie, niveau sonore, présence d'un ascenseur, règles de stationnement, supermarchés à proximité, gestion des déchets, liaisons par bus et statut légal et professionnel de l'hébergement.
Les visiteurs devraient également raisonner île par île. Tenerife propose l'éventail le plus large d'hébergements entre stations balnéaires, villes, zones rurales et paysages volcaniques, avec une forte demande dans le sud ainsi qu'à Puerto de la Cruz, Santa Cruz et La Laguna. Gran Canaria associe appartements de villégiature sur la côte sud, séjours citadins à Las Palmas et villages de l'intérieur. Lanzarote se distingue par ses locations indépendantes en bord de mer dans des localités telles que Puerto del Carmen, Costa Teguise et Playa Blanca, tandis qu'à Fuerteventura, l'attrait des appartements est étroitement lié aux plages, aux spots de surf et aux séjours axés sur la détente. La Palma, La Gomera et El Hierro offrent des marchés plus confidentiels où les longs séjours s'accordent bien avec la randonnée, la nature et le tourisme lent, mais l'offre y est souvent plus restreinte et requiert une anticipation plus matinale.
Pourquoi les acteurs du tourisme doivent s'y intéresser
La tendance des appartements de longue durée pèse également sur l'industrie touristique. Les voyageurs logeant en appartement adoptent souvent des habitudes de consommation différentes de celles des clients d'hôtels. Ils fréquentent les supermarchés, les boulangeries, les marchés, les cafés, les restaurants locaux, les agences de location de voitures, les laveries, les salles de sport, les espaces de coworking, les prestataires d'excursions et les transports en commun d'une manière plus diffuse. Leurs dépenses profitent ainsi à des quartiers et à des communes plus modestes qui ne bénéficient pas toujours de la concentration des grands hôtels de villégiature.
Pour les restaurants et les prestataires de loisirs, les clients au long cours constituent une précieuse clientèle récurrente tout au long de leur séjour. Une personne logeant trois semaines pourra retourner plusieurs fois dans son café favori, réserver plusieurs excursions, découvrir différentes plages, louer une voiture pour quelques jours seulement plutôt que pour toute la durée du séjour et recommander des services locaux à ses proches. Pour les offices de tourisme, cela ouvre une perspective différente : il ne s'agit plus seulement de vendre les îles comme un lieu à visiter, mais de les présenter comme des havres où il fait bon vivre le temps d'une parenthèse.
En même temps, ce modèle appelle de la vigilance. Le tourisme en appartement de longue durée peut accentuer la pression sur les zones résidentielles s'il se développe sans planification. Il est susceptible d'impacter la disponibilité des locations, la gestion des immeubles, les nuisances de voisinage, le ramassage des ordures et l'équilibre entre usage résidentiel et touristique. Ces enjeux sont loin d'être abstraits aux Canaries. Ils s'intègrent dans le débat public plus large sur les limites du tourisme, l'accessibilité au logement et la nécessité pour les communautés locales de percevoir de véritables retombées économiques.
Voilà pourquoi les destinations qui s'en sortent le mieux ne sont pas celles qui se contentent d'ajouter des appartements touristiques en quantité. Ce sont celles qui encadrent ce format avec exigence : offre légale, enregistrement transparent, fiscalité équitable, normes de construction rigoureuses, règles de copropriété claires, communication professionnelle avec les clients et sanctions à l'encontre des locations illégales ou de piètre qualité.
Le contexte réglementaire prend une importance capitale
Le calendrier des données de GuestReady coïncide avec le renforcement de l'engagement du gouvernement des Canaries en faveur d'une réforme de la loi touristique régionale. Le département du Tourisme et de l'Emploi a estimé que le cadre actuel ne reflétait plus fidèlement la réalité du secteur touristique dans l'archipel, et la réforme programmée devrait remplacer la loi d'aménagement touristique de 1995 tout en l'fusionnant avec celle de 2013 portant sur la rénovation et la modernisation du tourisme.
Les autorités ont axé la question sur la sécurité juridique des propriétaires, des exploitants et sur la compétitivité future de la destination. Le département a également fait état de centaines de contributions émanant des parties prenantes et a tracé des axes de travail incluant la spécialisation des usages municipaux, la reconnaissance des résidences secondaires, l'identification des appartements exploités de fait comme locations de vacances et le renforcement du principe de gestion touristique unifiée.
Pour les voyageurs, ce débat réglementaire peut sembler technique. En pratique, il influence directement la qualité et la fiabilité du marché de l'hébergement. Des règles claires aident les vacanciers à savoir exactement ce qu'ils réservent. Elles permettent aux opérateurs légitimes d'investir en confiance. Elles aident les riverains à comprendre ce qui est autorisé dans un immeuble ou un quartier. Enfin, elles aident les autorités locales à distinguer l'hébergement touristique géré de manière professionnelle, les résidences secondaires, l'usage résidentiel et l'offre clandestine.
Les Canaries possèdent une longue tradition d'apparthôtels, de complexes touristiques, de villages de bungalows et de vacances en appartement. Le défi actuel réside dans la diversification accrue du marché. Un appartement touristique peut faire partie d'un complexe traditionnel, d'un bien privé au sein d'un resort, d'un appartement citadin, d'une maison rurale, d'une propriété côtière ou d'une location de courte et moyenne durée gérée par des professionnels. Une loi conçue pour un modèle touristique ancien doit désormais composer avec une réalité beaucoup plus complexe.
Pourquoi cette tendance favorise des vacances plus longues et plus flexibles
Les chiffres de GuestReady illustrent également pourquoi la formule de l'appartement s'accorde aussi bien avec les voyages prolongés. Le rapport évalue la durée moyenne d'un séjour en logement touristique à 5,5 nuits pour des groupes de 3,9 personnes en moyenne, avec des dépenses estimées à 139,5 euros par personne et par nuit. Les campings affichent une moyenne d'environ cinq nuits, tandis que le tourisme rural oscille généralement entre deux et trois nuits.
Aux Canaries, cette moyenne peut s'allonger car la destination bénéficie d'un fort attrait pour le soleil hivernal et d'une importante clientèle internationale fidèle. Un visiteur venu du Royaume-Uni, d'Allemagne, de France, d'Italie, des Pays-Bas, de Scandinavie ou de la péninsule ibérique peut envisager l'archipel comme un lieu propice à une pause saisonnière prolongée, et non comme de simples vacances ponctuelles. C'est particulièrement vrai là où les vols directs ne manquent pas et où le voyageur connaît déjà les lieux.
Des séjours plus longs peuvent également rendre les îles plus attractives en matière de gestion durable du tourisme, à condition d'être bien encadrés. Un visiteur qui reste plus longtemps prend souvent le temps de s'aventurer au-delà des plages les plus fréquentées, de répartir ses dépenses entre un plus grand nombre de commerces, de voyager à un rythme apaisé et de découvrir des bourgades, des marchés et des espaces naturels moins connus. Des séjours prolongés permettent ainsi d'atténuer la frénésie de consommation express de la destination.
Cependant, cet avantage n'a rien d'automatique. Tout dépend de l'emplacement des appartements, de l'accompagnement des visiteurs, de la clarté des options de transport et de la perception d'une réelle valeur ajoutée par les communautés locales. Un voyageur de long séjour logé dans un appartement légal et bien géré, qui achète localement, respecte ses voisins et explore les environs de manière responsable, diffère radicalement d'un tourisme de masse non régulé dans un immeuble qui n'y est pas préparé.
Ce que les propriétaires et les gestionnaires doivent retenir du rapport
Pour les propriétaires immobiliers et les gestionnaires d'hébergement aux Canaries, le rapport rappelle que la demande internationale de longue durée constitue un segment à part entière, et non une niche marginale. Concurrencer les autres offres pour séduire ce type de voyageur exige bien plus qu'une simple annonce et de belles photos. Les clients au long cours décèlent rapidement la qualité opérationnelle, car ils habitent les lieux sur une période prolongée.
Une connexion Internet fiable, des tarifs transparents, un accueil fluide, un entretien irréprochable, des lits confortables, des cuisines fonctionnelles, l'efficacité énergétique, la climatisation, des espaces de rangement, des consignes de sécurité et une communication réactive influencent tous les avis et les réservations futures. Dans une destination où de nombreux vacanciers reviennent année après année, la réputation fait boule de neige. Un appartement bien géré peut ainsi s'intégrer durablement dans l'histoire personnelle d'un voyageur avec l'archipel.
La professionnalisation importe d'autant plus que la tolérance politique et sociale à l'égard des hébergements touristiques mal gérés s'amenuise. Plus ce segment gagne en importance, plus les exigences de preuves de sa contribution positive se feront pressantes : séjours de qualité, conformité légale, comportement responsable des clients, dépenses locales, concurrence loyale et respect des résidents.
Une page de l'histoire hôtelière des Canaries, bien loin du simple effet de mode
La lecture la plus prudente de ces données ne consiste pas à dire que les Canaries doivent célébrer une croissance illimitée des appartements touristiques. Elle ne signifie pas non plus que ces derniers remplacent les hôtels. L'interprétation la plus juste est que l'archipel s'impose comme l'un des exemples les plus clairs en Espagne d'un marché de l'hébergement touristique diversifié, où hôtels, apparthôtels, appartements privés, résidences secondaires, gîtes ruraux et locations urbaines répondent à des besoins de voyage variés.
Cette diversité fait la résilience des Canaries. L'archipel peut accueillir des retraités en quête de soleil hivernal, des familles en vacances scolaires, des randonneurs, des cyclistes, des travailleurs du numérique, des couples à la recherche de plages, des amateurs de city-breaks, des touristes nationaux, des voyageurs long-courriers et des adeptes de séjours tout compris. Chaque segment vit l'archipel à sa manière. Le parc d'hébergement doit faire preuve d'assez de souplesse pour répondre à cette diversité tout en protégeant les lieux qui font le bonheur des vacanciers.
Cette nouvelle étude sur les longs séjours apporte ainsi une pièce maîtresse au panorama touristique de 2026. Elle montre que les visiteurs internationaux continuent de considérer les Canaries comme un endroit où ils peuvent s'attarder, vivre plus en autonomie et caler leurs vacances sur leur propre rythme. Pour les voyageurs, cela se traduit par davantage de choix, mais aussi par la nécessité de réserver en connaissance de cause. Pour les professionnels, elle met en lumière un segment porteur doté d'un fort potentiel de dépenses locales. Pour les pouvoirs publics, elle conforte l'urgence de règles claires, applicables et sensibles à la fois à la compétitivité du tourisme et à la qualité de vie des résidents.
Dans une destination aussi mature que les îles Canaries, les tendances en matière d'hébergement ne sont jamais de simples tendances hôtelières. Elles influencent la demande de vols, la location de voitures, la restauration, les supermarchés, le renouvellement des stations, l'animation des centres-villes, les débats sur le logement et la manière dont les visiteurs font l'expérience de la vie insulaire au quotidien. Le fait que l'archipel soit en tête du marché espagnol des appartements touristiques de longue durée confirme que l'avenir du tourisme cananais ne se mesurera pas seulement au nombre d'arrivées, mais bien à la manière dont les voyageurs s'installent, à la durée de leur séjour et à l'harmonie de leur présence au sein de l'archipel.